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Sciences participatives pour fédérer

30 novembre 2018

J’ai déjà souligné dans plusieurs de mes éditos l’importance pour notre communauté de s’ouvrir à d’autres parties de la société, pour nous donner des opportunités de carrières (faire le lien avec les entreprises), mais surtout pour convaincre du bien fondé de nos recherches (recréer une culture qui promeut la vérité des faits). Les sciences participatives sont un des outils dans la grande boîte des outils qui créent le lien entre scientifiques et citoyens. Elles impliquent les citoyens dans la collecte de données scientifiques comme des recensements de la biodiversité (par exemple : Lyme : collectionnons les tiques pour aider les chercheurs !), ou la collecte à grande échelle de dents de lait (Quoi de neuf dans le vaste monde du bénévolat scientifique ?).

Opportunités et limites

De nombreux projets de sciences participatives rencontrent un grand succès. Les réseaux sociaux ou des nouvelles applications ont permis d’amplifier cet engouement. Le principal avantage pour le chercheur est d’obtenir un réseau d’observateurs sur un territoire qu’aucun laboratoire ne pourrait couvrir. La quantité de données produite est toujours conséquente. L’autre avantage est bien sûr de sensibiliser les concitoyens et les politiciens à la thématique de recherche (santé, biodiversité, environnement, …). L’inconvénient est que la qualité des données est souvent très hétérogène (les données d’observations étant dépendantes de l’expérience variable des observateurs). Cette hétérogénéité demande un gros travail en aval de la part des chercheurs pour arriver à des conclusions pertinentes. Les sciences participatives donnent parfois aussi l’impression qu’on n’a plus besoin de scientifique pour faire de la science alors que l’expertise reste dans l’interprétation des données (et pas dans la production des données).

Ensemble pour convaincre

L’un des plus grand défis des prochaines années pour nos sociétés sera certainement le changement climatique. Les nombreuses initiatives des sciences participatives nous aiderons à mieux comprendre tous les effets de ce changement. En attenant, pour limiter ces effets, j’espère retrouver un maximum d’entre nous à la manifestation du 2 décembre pour le climat pour faire entendre raison à nos politiciens et à nos concitoyens !

Denis Michez Président d'Objectif Recherche asbl
Denis Michez
Professeur à l'UMons et Président d'Objectif Recherche ASBL - Focus Research VZW

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